Propos colportés à propos de Guéshé Kelsang Gyatso

Propos colporté : Guéshé Kelsang Gyatso a volé le centre Mandjoushri à la FPMT

La vérité : Guéshé Kelsang a été le premier enseignant résident de l'Institut Mandjoushri. Plus tard, il a accepté la requête de Lama Yéshé qui lui demandait de démissionner, car il avait déjà fait le plan de retourner en Inde pour aller vivre ensuite dans le centre Madhyamaka (que Guéshé Kelsang avait fondé indépendamment de la FPMT). Cependant, toute la communauté de Mandjoushri fit une pétition pour qu'il reste.

La communauté de l'Institut Mandjoushri désirait empêcher que la propriété de Conishead Priory ne soit vendue dans le but d'avoir des fonds disponibles pour des affaires douteuses à Hong Kong. Ils devaient donc se séparer de la FPMT. Par ailleurs, les résidents de l' Institut Mandjoushri désiraient que Lama Yéshé reste leur directeur spirituel. Après de nombreuses discussions sur la manière de résoudre ce problème, y compris avec deux représentants du Dalaï Lama, les directeurs de l'institut – appelés alors le « Priory Group »- décidèrent de faire le nécessaire pour séparer l'Institut Mandjoushri de la FPMT.

Voici les raisons principales qui les amenèrent à agir ainsi :

1) les directeurs de la FPMT avaient commis de graves actions illégales, ce qui était de notoriété publique dans les centres du dharma,
2) les directeurs de la FPMT voulaient vendre la propriété de l'Institut Mandjoushri,
3) selon sa constitution, sur le plan légal la totalité du centre appartenait à seulement quatre personnes, alors qu'en réalité tout le travail pour le développement du centre était effectué par la communauté et non pas par ces quatre personnes.

Finalement un accord légal a été accepté et signé par les représentants de la FPMT, Guéshé Kelsang, le Priory Group et les représentants de la communauté. Une partie de cet accord confirmait que Lama Yéshé était le directeur spirituel du centre Mandjoushri.

La totalité de l'histoire de l'Institut Mandjoushri durant toutes ces années a été rapportée par trois témoins fiables, eux-mêmes partie prenante de cette affaire.

Propos colporté : Guéshé Kelsang est un « Guéshé autoproclamé »

La vérité : dans le colophon de « La prière de longue vie de Guéshé Kelsang », écrite par Kyabjé Tridjang Rinpotché lui-même (disponible aux Éditions Tharpa gratuitement), il est écrit :

« Cette courte prière pour la longue vie de Tsang-pa Guéshé Kelsang Gyatso, du monastère de Séra-Djé, qui est doté d'une grande érudition et d'une conduite pure et immaculée, a été composée par Yongdzin Tridjang Dorjétchang à la demande de la communauté du Centre Mandjoushri en Angleterre ».

Dans la préface du livre de Guéshé Kelsang, Trésor de contemplation , Vénérable Tridjang Rinpotché écrit :

L'excellent orateur, le grand maître spirituel Kelsang Gyatso, qui a étudié de nombreuses écritures bouddhistes dans le célèbre Collège Djé de la grande université monastique de Séra Tégchèn Ling, a mis en pratique la signification des enseignements qu'il a reçu, et est devenu un enseignant réalisé, sérieux et plein de sagesse.

Propos colporté : Guéshé Kelsang a été expulsé de son monastère

La vérité : en 1996, quinze abbés et enseignants du monastère de Séra Djé ont écrit une lettre ouverte à l'encontre de Guéshé Gyatso, l'expulsant de la communauté du monastère et l'ont traité d'« apostat » à cause des critiques de Guéshé Kelsang à l'encontre du Dalaï Lama concernant l'interdiction de Dordjé Shougdèn.

James Belither, secrétaire de la NKT à ce moment-là, a déclaré :

« La campagne visant à discréditer Guéshé Kelsang est clairement une tentative de le faire taire et un avertissement pour les autres. » Un lama tibétain qui vivait en Amérique a dit à un autre lama vivant en Allemagne et qui prévoyait d'intervenir publiquement pour agir contre l'interdiction du Dalaï Lama : « Non, tu ne dois pas faire cela. Ils vont te faire ce qu'ils ont fait à Guéshé Kelsang ».

Qu'est-ce que cela signifie être « expulsé » d'une institution dans laquelle vous avez étudié ? Cela ne retire en rien vos années d'étude et de méditation, et ne diminue pas non plus vos qualifications spirituelles. De cela, nous pouvons voir que l'expulsion n'est simplement qu'une action politique et un geste vide.

Propos colporté : Guéshé Kelsang se qualifie lui-même comme étant « le troisième bouddha » et cherche la vénération de ses étudiants

La vérité : Guéshé Kelsang n'a jamais utilisé ce terme pour lui-même, en réalité, il est très humble et plein d'autodérision, attribuant tout le succès de la NKT à Djé Tsongkhapa. Par exemple, lors d'un enseignement avant une transmission de pouvoir de Djé Tsongkhapa en 1995, il a déclaré :

« Vous pouvez vous demander : comment est-il possible qu'un homme stupide comme moi puisse écrire quinze livres du dharma ? Ceux-ci sont très différents des autres livres. Les livres du dharma de la NKT que nous utilisons pour nos d'études et nos pratiques ne sont pas simplement un ensemble de conférences. Ils sont complétés du texte racine, du commentaire et du sommaire, composés parfaitement comme des écritures du dharma. Comment un homme stupide peut-il écrire ces livres ? Je peux le dire, parce que les enseignements de Djé Tsongkhapa sont si profonds, précieux et clairs, qu'ils donnent la possibilité à Guéshé Kelsang d'écrire ces livres. Toutes les explications des livres du dharma de la NKT proviennent de l'enseignement de Djé Tsongkhapa. Parce que ces enseignements sont si particuliers, même un humble pratiquant et un homme insensé comme moi a la possibilité de présenter de tels livres magnifiques. Simplement en considérant cela nous pouvons comprendre les qualités prééminentes de Djé Tsongkhapa. »

Propos colporté : Guéshé Kelsang n'a pas fait de retraite en Inde, mais était malade

La vérité : Guéshé Kelsang a déclaré dans une interview en 1997 : « J'ai fait une longue retraite pendant de nombreuses années au Népal, près de la frontière du Tibet dans la région de l'Himalaya. Le lieu est appelé Bangthog Damthang, et j'ai été parrainé par Dekyi ma sœur qui vit aujourd'hui en Suisse. Plus tard, j'ai fait plusieurs longues retraites dans les montagnes Dalhousie près de Dharamsala. »

Guéshé Kelsang a poursuivi en expliquant qu'il a eu certains problèmes pulmonaires, lorsqu'il était en retraite en Inde et aussi plus tard en Angleterre, mais il a été examiné par les médecins et ils ont conclu qu'il n'avait pas de maladie pulmonaire, seulement une faiblesse du poumon. Il a fait une retraite de trois ans en Écosse de 1987 à 1990.

Entre ses séances de méditation, Guéshé Kelsang continuait de travailler sur un certain nombre de livres, et c'est à ce moment-là qu'il a achevé d'écrire La voie joyeuse et La compassion universelle, et a écrit Le manuel de méditation, Introduction au bouddhisme et Le guide du pays des dakinis. C'est également au cours de cette période qu'il a conçu trois programmes spirituels qui constituent le noyau de la Nouvelle Tradition Kadampa.

Propos colporté : la NKT porte en trop haute estime un seul enseignant

La vérité : il est intéressant de voir comment jamais personne n'accuse les adeptes du Dalaï Lama de ce type de comportement !

Ceci peut être une déformation des enseignements sur la manière de s'en remettre à un guide spirituel, qui est un enseignement commun à toutes les traditions Mahayana. La NKT n'insiste pas plus sur cet enseignement que toute autre tradition bouddhiste tibétaine ou tradition bouddhiste Mahayana. Cette méditation a été enseignée à l'origine par Bouddha Shakyamouni, et plus tard, par tous les enseignants du Mahayana, y compris Atisha et Djé Tsongkhapa dans le cadre du lamrim (les étapes de la voie).

Dans la NKT, Bouddha Shakyamouni est toujours désigné comme étant le fondateur du bouddhisme, et est la seule autorité ultime. Aussi, Guéshé Kelsang, qui prend sa retraite en 2009, a mis dans un système de succession démocratique qui implique l'élection d'un nouveau Directeur Spirituel Général (qui sera en place pendant quatre ans avant la prochaine élection d'une nouvelle personne) (voir Réglement Intérieur , 5§8).

Propos colporté : Guéshé Kelsang encourage ses étudiants à le voir comme une autorité spirituelle ultime

La vérité : voici un défi : tenter de trouver un exemple dans les livres Guéshé Kelsang ou ses enseignements où il dit : « Je suis votre guide spirituel » ou « Vous devez suivre ce que je dis ». Guéshé Kelsang est très humble et n'a jamais prétendu être une autorité spirituelle ultime. Il attribue également toutes ses qualités et tout son succès à la bonté de son Maître, Tridjang Rinpotché.

Propos colporté : Les livres de Guéshé Kelsang Gyatso sont écrits par ses étudiants occidentaux

La vérité :Si cela est vrai, alors les étudiants de Guéshé Kelsang doivent être des génies !

Guéshé Kelsang reçoit l'aide de différents rédacteurs pour exprimer dans les différentes langues occidentales les enseignemernts spirituels contenus dans les textes, mais il écrit lui-même les textes. Comme toute personne ayant travaillé avec Guéshé Kelsang peut en témoigner, le processus de transposition des enseignements en textes, et des textes en livres est un processus très dynamique, avec beaucoup de va-et-vient et de vérifications avec Guéshé Kelsang, pour veiller à ce que des modifications d'ordre rédactionnel ne faussent pas le sens spirituel qu'il désire transmettre.