Propos colporté : la NKT est un groupe dissident des principales traditions du bouddhisme tibétain

La vérité : Certaines personnes disent que la NKT s'est séparée du Dalaï Lama, mais le Dalaï Lama est le chef politique des Tibétains en exil et il n'est à la tête d'aucune des quatre écoles du bouddhisme tibétain, ni du bouddhisme mahayana en général. Donc, c'est impossible de se séparer de lui. Bien qu'il soit considéré comme l'incarnation de la religion et la politique, ou roi-dieu, par de nombreux Tibétains, il n'est pas le chef spirituel de tous les Tibétains, ni celui de tous les bouddhistes mahayanas, ni celui de la NKT.

Aussi, un principe essentiel du bouddhisme mahayana est que chaque pratiquant est libre de choisir son guide spirituel, ou chef spirituel. Il n'existe pas de pape du bouddhisme.

La NKT est une tradition bouddhiste, fondée par Guéshé Kelsang et organisée en fonction des principes occidentaux pour les élections, etc. (voir le Règlement intérieur, en particulier les articles 2, 5, 6§4, 7, 8§2, 17 et 19). Nous sommes une tradition indépendante, sans affiliation politique ou religieuse (§3), et le directeur spirituel général est celui qui est élu à la tête de notre tradition (5§8), et non pas le Dalaï lama. À présent, Guéshé Kelsang est à la tête de notre tradition. Quand il prendra sa retraite en 2009, son successeur sera élu selon des principes démocratiques (5§10) et aura un mandat de quatre ans.

Nous suivons la tradition pure guéloug qui a été transmise par Djé Tsongkhapa (1357-1419) et dont les enseignements proviennent d'une succession d'enseignants faisant partie d'une lignée qui remonte à Bouddha Shakyamouni lui-même. Par conséquent, le bouddhisme kadampa a commencé en Inde, a passé une certaine période au Tibet et s'épanouit maintenant en Occident.

La présentation par Guéshé Kelsang du bouddhisme kadampa est une manifestation modernes de cette lignée ancienne, et elle est particulièrement adaptée aux Occidentaux et aux autres pratiquants contemporains. Avant son décès, Kyabdjé Tridjang Rinpotché, le gourou racine de Guéshé Kelsang, lui a conseillé d'enseigner en fonction des besoins de ses étudiants occidentaux. Par conséquent, cette présentation a été conçue par Guéshé Kelsang avec l'autorisation et les encouragements de Tridjang Rinpotché. À en juger par le nombre croissant d'étudiants kadampas dans le monde, cela semble très bien fonctionner.

Nous sommes également différents des traditions tibétaines, car nous ne récitons pas les prières en tibétain, ne consultons pas les oracles, ne cherchons pas à reconnaître les toulkous (réincarnations des enseignants), ne faisons pas de danse des lamas, n'utilisons pas de moulin à prières ou de drapeaux de prières, et ainsi de suite, c'est-à-dire tout ce qui vient de la culture tibétaine. Nous n'avons aucune activité politique quelle qu'elle soit, y compris la politique tibétaine, telle que la campagne pour le Tibet libre.

Lorsque le bouddhisme s'est déplacé de l'Inde vers le Tibet, le bouddhisme tibétain était-il un groupe dissident des principales traditions indiennes ? Non, il s'agissait d'un nouveau développement des enseignements de Bouddha Shakyamouni. De la même manière, la NKT est un nouveau développement des enseignements de Djé Tsongkhapa. Nous sommes des bouddhistes internationaux, et non pas des bouddhistes tibétains, donc nous ne sommes pas un groupe dissident. Bien que certains Tibétains soient ( ou ont été) kadampas, le bouddhisme kadampa n'est pas exclusivement tibétain.